C’était parti comme ça, sans prévenir. La rosée scintillait encore. L’armée adverse surpassait en tout point la leur. Pourtant, elle résistait encore, luttant pour sauver sa maison, sa patrie. L’énergie du désespoir animait les défenseuses. Elles réussirent à regagner du terrain.
La fin inéluctable s’effaçait au profit d’un possible équilibre des forces. Un centimètre après l’autre, elles reprenaient leur territoire. L’opposition commençait à se tarir. Pouvaient-elles envisager une victoire ? Soudain, l’aviation arriva dans un vrombissement assourdissant. La défense, prise entre deux fronts, ne se trouvait plus en bonne position.
Malgré leurs tentatives acharnées, elle perdait le terrain qu’elle avait si durement acquis. La fin s’approchait dangereusement. L’armée aérienne repartit aussi soudainement qu’elle était venue, laissant les deux camps très affaiblis. Pourtant, leur rage de vaincre ne s’en trouvait que renforcée ! Les combats reprirent de plus belle.
Aucun camp ne semblait plus prendre l’avantage, aussi, le petit Jules décida qu’il en avait marre. D’un coup de pied, il détruisit la fourmilière, achevant par la même occasion les deux armées.